Troubles de l’intestin chronique – Partie 2

Prise en charge
+ La réforme alimentaire : elle va s’envisager autour de deux axes, celui du respect des intolérances alimentaires d’origine immunitaire, comme nous venons de l’évoquer à travers un test sanguin et celui d’une alimentation spécifique appelée FODMAP.
Le régime pauvre en FODMAP doit s’instaurer, en pratique, individuellement, de la suppression totale à l’adaptation de la quantité, en évaluant le patient régulièrement.
Dans les aliments FODMAP à éviter, on trouve en premier lieu, ceux qui présentent du lactose (essentiellement les produits laitiers) et du fructose (pommes, poires, mangues, etc.).
Ensuite, on s’intéressera, dans la réforme alimentaire, aux aliments riches en fructanes (blé, oignon, ail, artichaut, etc.), en galactanes (légumineuses et graminées) et enfin aux polyols (sorbitol et mannitol et substitut de sucre, etc.). Cette réforme alimentaire donne d’excellents résultats et doit s’envisager au long terme. Elle nécessite un suivi diététique, à la fois pour éviter toute carence d’un régime trop stricte, mais aussi pour accompagner psychologiquement toute réforme alimentaire, frustrante par définition.
+ Le travail psychothérapique : il pourra s’agir d’une psychothérapie classique, mais plus d’une approche cognitivo-comportementale (TCC). Les TCC modernes de quatrième génération intègrent la pleine conscience dans l’approche thérapeutique. La finalité est le recadrage du vécu douloureux de ces patients et la pratique du lâcher-prise si difficile à atteindre.
+ Enfin, les phytonutriments sont essentiels, car la nutrition et le lâcher-prise ne suffisent pas à l’atténuation des symptômes.

  1. On envisagera tout d’abord les phytonutriments de la correction inflammatoire.
    Le plus important de tout la pharmacopée naturelle est le Curcuma, la plante la plus puissante anti-inflammatoire à notre disposition.
    Le plus important de tout la pharmacopée naturelle est Curcuma.
    Le Curcuma est la plante la plus puissante anti-inflammatoire à notre disposition. Les publications sont nombreuses et son action anti-inflammatoire est la conséquence de son action sur le métabolisme cellulaire du NFkB, beaucoup étudié sur le plan scientifique. La présence de Pipérine augmente fortement sa biodisponibilité et rend ce produit incontournable.
    Sa posologie est de deux à trois gélules, avant le petit déjeuner et le repas du soir.
    – Les Omégas 3
    sont les grands médiateurs de l’inflammation chronique de bas grade comme celle associée au SII.
    Nous utiliserons de façon préférentielle le complexe Oméga 3 Fort (association EPA/DHA) à la posologie moyenne de trois à quatre gélules par jour, pendant les repas, mais les posologies doivent être adaptées à la hausse, suivant les besoins.
  2. Puis, les phytonutriments de la correction de la dysbiose.
    La dysbiose intestinale est corrélée à la porosité de la muqueuse intestinale connue sous la dénomination « hyperperméabilité intestinale ».
    Ainsi à travers cette porosité, de nombreuses réactions biologiques voient le jour et de nombreux signaux biochimiques de l’inflammation vont de proche en proche atteindre la muqueuse intestinale.
    Rétablir un certain équilibre de cette barrière intestinale est un objectif primordial.
    Pour cela certains compléments sont utiles :
    On fera appel à une préparation naturelle qui permettra d’assainir le microbiote intestinal, le Bacthycitrus qui associe l’extrait hydroglycériné de pépins de pamplemousse et le thym. Une gélule matin midi et soir, avec les repas, pendant dix jours.
    La L-Glutamine, cet acide aminé est le substrat énergétique qui nourrit la muqueuse intestinale. Il contrôle et régule la stimulation du développement entérocytaire. De plus, il intervient dans la réponse inflammatoire de l’intestin, en modulant la production de radicaux libres. La posologie est de 2 gr/jour en 2 prises de 2 gélules à distance des repas.
    Mais les probiotiques restent l’axe essentiel du rétablissement d’une certaine « étanchéité » de l’intestin. Le microbiote fait l’objet de nombreuses études internationales et vient le jour où nous allons connaître notre spécificité de notre cartographie bactérienne et de son interaction avec l’environnement. Pour l’instant, les probiotiques à notre disposition restent non spécifiques, mais ils contribuent grandement à réduire la perméabilité intestinale et module le système immunitaire donc participe à la réduction de l’inflammation. L’Optiflorus offre beaucoup de sécurité par le choix des lactobacilles (rhamnosus, casei etc.) et une bonne biodisponibilité grâce à la forme galénique de la gélule résistant à l’acidité gastrique. De plus des fibres les F.O.S. issues de la chicorée et de la betterave sont associées, ces prébiotiques, véritables « engrais »pour les bactéries probiotiques renforcent l’action de cette préparation qui contient par ailleurs déjà 200mg/gel de L-Glutamine. La forme Tolérance, est une bonne indication à la posologie de 1 gélule au lever et au coucher, au long cours de façon séquentielle.
  3. Enfin, les phytonutriments de la gestion du stress.
    Le plus important est bien évidemment le Mg :
    Il est au centre de toute la régulation du métabolisme, pas uniquement du système neurovégétatif, mais aussi c’est le plus grand stabilisateur des membranes cellulaires de l’organisme.
    Notre préférence va à un Mg très bio disponible, le Magnésium Marin, à la posologie de 1 à 2 comprimés par jour au long cours.
    Mais aussi le Safrazen
    Riche en safranal, en crocine et en oméga 3, cette association de safran et d’huile de colza réduit les états de stress, de nervosité et les tensions.
    Posologie de 1 capsule 2 à 3 fois/jour
    Et encore le Trypto B6 :
    Le tryptophane précurseur de la sérotonine procure équilibre et harmonie.
    Posologie de 2 capsules après 17h et 2 au coucher.
    Sans oublier la place de la Gentiane-Mélisse
    La gentiane offre par sa richesse en xanthones, une stimulation du système nerveux et interfère avec les mécanismes dopaminergiques et adrénergiques. Toutes ces actions favorisent détente et sérénité. Son association avec la mélisse lui confère une action anxiolytique.
  4. Une détoxification du foie sera aussi la bienvenue:
    Le complexe incontournable est bien sûr le Curcuma puissant antioxydant et protecteur hépatique, dans sa préparation Curcuma On pourrait aussi utiliser en place du Curcuma ou associé, selon le besoin, les draineurs hépatiques classiques. Notre préférence va,
    au Chrysanthellum Americanum très riche en flavonoïdes et saponosides
    au Desmodium bien connu pour sa régénération et sa protection des hépatocytes
    au Radis Noir + Artichaut qui associe les grands classiques, artichaut et radis noir
    posologie de deux gélules avec les principaux repas.

CONSEILS PRATIQUES
Pour un conseil en phytonutriment concernant la chronicité intestinale, on associera une préparation modulant l’inflammation (Curcuma, Oméga 3 fort)  une correction de la dysbiose intestinale (Bacthycitrus, L-Glutamine, les Optiflorus Tolérance), une correction du stress (Magnésium Marin, Safrazen, Trypto B6 et Gentiane-Mélisse) et enfin une détoxification hépatique (Curcuma, Chrysanthellum Americanum, Desmodium, Radis Noir + Artichaut).

Conclusion
Par toutes ces mesures, on améliorera considérablement la chronicité intestinale sans oublier les autres approches systémiques énergétiques notamment.

Dr. méd. Jacques Gardan

Pour tout renseignement complémentaire concernant les produits cités dans cette fiche, des fiches spécifiques sont disponibles auprès du laboratoire.

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