Des phytonutriments pour l’immunité

Mais de quelles perturbations immunitaires parlons-nous ?

Il y a tout d’abord la question : je me défends mal et je suis toujours « patraque », rhume, sinusite, toux etc., bref la grande chronicité hivernale de tout un chacun.

Les affections hivernales sont les résultats de plusieurs facteurs. On désigne toujours les coupables, les virus et un refroidissement. La réalité est bien différente. Les virus, les conditions climatiques sont peut-être des facteurs déclenchants, mais ils sont rarement les vrais facteurs causaux. La cause centrale, est la faiblesse de notre système immunitaire. Constitué par une armée de globules blancs, plus ou moins spécialisée, ce système est responsable de notre bonne santé. Sa fonction est d’établir une barrière efficace contre l’extérieur. Malheureusement, plusieurs phénomènes contribuent à l’affaiblissement de nos défenses immunitaires.

  • En premier lieu, la mauvaise alimentation, avec trois principaux problèmes, l’excès de sucre raffiné, l’accumulation de graisses saturées, l’alimentation trop pauvre en nutriments (vitamines, oligo-éléments en particulier).
  • Le sur-stress mental lié à des conditions de vie où le climat de compétition l’emporte sur l’harmonie.
  • L’accumulation de perturbations environnementales comme le manque de sommeil, l’excès d’exercices physiques jusqu’à l’épuisement ou au contraire, la sédentarité, les nombreuses pollutions comme par exemple les métaux lourds, la pollution électromagnétique, les pesticides, etc.
  • Enfin, des situations de troubles chroniques de terrain, comme un dysfonctionnement du microbiote à type de dysbiose, parfois la candidose chronique.

Toutes ces situations isolées ou cumulées possèdent un dénominateur commun: c’est l’accumulation des toxiques dans les tissus qui favorise l’inflammation, puis diminue l’efficacité de la réponse immunitaire, pour faire enfin le lit à l’infection.
Autrefois, on s’en tenait au terme assez vague de toxines ; actuellement on les définit scientifiquement sous le terme de radicaux libres. Les radicaux libres instaurent des perturbations à l’échelle moléculaire. Ils vont entraîner des réactions d’oxydation qui sont la cause des maladies, en particulier infectieuses. Lutter contre les toxines, c’est lutter contre les radicaux libres, nouvelle dénomination des toxines, à partir des antioxydants, puisque justement, ces fameux radicaux libres sont des molécules oxydantes. Et lutter contre les radicaux libres c’est prévenir l’inflammation de bas-grade.

A quels phytonutriments correcteurs faut-il s’adresser lors des affections hivernales?

On choisira donc, en cure séquentielle, d’octobre à mars, en prévention, un complexe ou un unitaire antioxydant.

  • Longue Vie, complexe de phytonutriments à base d’astragale, d’olivier et d’extrait de pépin de raisin et de zinc. Ce complexe possède un indice ORAC (pouvoir antioxydant) très élevé, ce qui fait de cette association un antioxydant majeur : 2 gélules/j.
  • Le Tout EN UN*, complexe minéralo-vitaminique au service du fonctionnement normal du système immunitaire : 2 gélules/j.
    Pour les séniors, un complexe spécifique leur est dévolu, le Tout EN UN 50.
  • Coenzyme Q10 Fort, antioxydant majeur dont l’apport alimentaire est souvent déficient, lié aussi au vieillissement : 2 gélules /j.
  • Gogi, baie originaire du Tibet, associé à l’acérola, source de vitamine C, protège les cellules de l’oxydation : 4 gélules/j.

A un antioxydant choisi ci-dessus, on associera un modulateur de l’immunité.

  • Maïtaké, champignon originaire du Japon, est le modulateur performant de référence : en moyenne 4 gélules /j.

Suivant le contexte de chacun, on pensera à corriger les déficits minéraux,

  • Zinc*, essentiel dans tout contexte infectieux : 1 comprimé/j 15 mg, parfois 2, 30 mg selon le besoin.
  • Sélénium*, très souvent perturbé dans un contexte hivernal : 1 gélule/j, 150 µg.

Pour le confort,

  • Broncholibre*, associant Pélargonium, Guimauve, Romarin et Eucalyptus, pour fluidifier les sécrétions, pharyngo-laryngo-trachéo-bronchique. En suspension buvable.
  • Spraypolis*, extrait de Propolis et d’HE, spray à pulvériser au niveau du pharynx, contribuera à la désinfection et au confort des voies aériennes respiratoires.

Et puis il y a les 2 grandes dysfonctions du système immunitaire qui sont des vraies pathologies :

Tout d’abord, il faut rappeler en bref, que l’immunité représente notre système de défense : il est lié à nos différentes familles de globules blancs (lymphocytes, monocytes…). Le rôle de ce système est de protéger tout notre organisme, tous nos tissus des agressions extérieures (virus, bactéries…), mais aussi intérieures (apparition d’une cellule cancéreuse aberrante, etc.). Son bon fonctionnement nous protège donc des maladies. Il est le garant et le responsable du maintien de notre « moi biologique », de notre intégrité corporelle. Comme tout système sophistiqué, il est soumis à de nombreuses régulations, celle du système nerveux, celle du système endocrinien (glandes), etc. C’est dire la complexité des interactions de notre système de défense immunitaire qui interagit avec le reste des autres systèmes organiques.
Ceci explique la fragilité de cet équilibre : on distingue ainsi deux modalités de «dérèglement » l’allergie et l’auto-immunité.

J’hyper réagis, contre tout ce qui étranger à mon moi intérieur, contre tout ce qui n’est pas agressif normalement, par exemple les pollens, les poils de chat…et on rentre dans le monde des allergies.
Ou bien, mon système de défense immunitaire ne reconnaît plus ses propres cellules de l’organisme et on assiste à un phénomène identique à celui d’un rejet de greffe, à part le fait que le tissu rejeté est le propre tissu de l’individu : on parle alors de maladie auto-immune ou d’auto-immunité.

Commençons par l’auto-immunité : quelles sont donc les maladies auto-immunes ?

Elles sont très diverses, portent des noms souvent compliqués mais possèdent toutes la même caractéristique : une sorte de révolte des cellules immunitaires contre nos propres organes, une vraie « guerre civile » en somme.
De nombreuses maladies appartiennent donc à cette catégorie « auto-immune », mais beaucoup d’autres s’y apparentent.
Ainsi, aucun appareil n’échappe à ce mécanisme d’auto agression, d’auto-immunité et si la maladie exprime ses symptômes selon des signes inhérents à chaque organe (symptômes rhumatismaux, cutanés, digestifs, etc.), l’affection intéresse tout l’organisme.

Quand il s’agit d’une atteinte du système articulaire (la rhumatologie), on se situe dans le cadre des arthrites rhumatoïdes et des autres affections articulaires de même nature ; la réaction de « rejet » se développe aux dépens du tissu articulaire…
Quand il s’agit d’une atteinte du tissu cutané, on est face au psoriasis et à toutes les autres affections assimilées…
Quand il s’agit d’une atteinte de la sphère digestive, on est face au MICI (maladie inflammatoire chronique intestinale comme le Crohn, et toutes les autres affections assimilées)…
Quand il s’agit d’une atteinte du tissu nerveux, on est face à la SEP/ MS et à toutes les autres affections assimilées)…

Et ainsi de suite pour toutes les atteintes de tous les différents systèmes de l’organisme et pour toutes, l’atteinte intéresse tout le système de soutien conjonctif, ceci explique la baisse d’état général, car ces maladies sont des maladies de système.
Les maladies auto-immunes sont toujours poly-factorielles : elles nécessitent, pour se développer, la réunion de plusieurs facteurs, génétiques, immunologiques, environnementaux, hormonaux et psychologiques en particulier.

Il est de plus en plus assuré sur le plan scientifique, que l’alimentation est à la base des phénomènes immunologiques.
Le Dr Seignalet (« l’alimentation ou la troisième médecine », accessible à tous), propose une « alimentation ancestrale » dans le traitement des causes de toutes les maladies auto-immunes.
De façon plus moderne, l’immunonutrition précise, grâce aux bilans de biologie fonctionnelle, l’alimentation spécifique pour chacun.
De plus, la connaissance, toujours en évolution, du microbiote et des bilans de biologie fonctionnelle qui s’y rattache, enrichit la prise en charge personnalisée.

A quels phytonutriments correcteurs faut-il s’adresser lors des affections auto-immunes?

  • Pour prendre en charge l’inflammation, le Curcuma, Curcuma Proactif, est la plante la plus puissante anti-inflammatoire à notre disposition. Les publications sont nombreuses et son action anti-inflammatoire est la conséquence de son action sur le métabolisme cellulaire du NFkB, beaucoup étudié sur le plan scientifique : 2 à 3 gélules, avant le petit déjeuner et le repas du soir.
  • Pour prendre en charge le stress oxydant, le Resvéranol qui est probablement le polyphénol antioxydant le plus efficace dans les processus d’oxydation cellulaire : 2 gélules/j avant les trois repas.

Mais la très fréquente dysbiose intestinale est une cause majeure d’inflammation de bas grade et rétablir un certain équilibre de cette barrière intestinale est un objectif primordial, dans le contexte auto-immun.
Pour cela certains compléments sont utiles :

  • la L-Glutamine*, acide aminé qui est le substrat énergétique nourrissant la muqueuse intestinale. Il contrôle et régule la stimulation du développement entérocytaire : 2 gr/jour en 2 prises de 2 gélules, à distance des repas.
  • De plus, les pré-probiotiques restent l’axe essentiel du rétablissement d’une certaine « étanchéité » de l’intestin.
    L’Optiflorus offre beaucoup de sécurité par le choix des lactobacilles (rhamnosus, casei etc.) et une bonne biodisponibilité grâce à la forme galénique de la gélule résistant à l’acidité gastrique. De plus des fibres, les F.O.S. issues de la chicorée et de la betterave sont associées ; ces prébiotiques, véritables « engrais » pour les bactéries probiotiques renforcent l’action de cette préparation qui contient par ailleurs déjà 200mg/gel de L-Glutamine*.
    La forme Tolérance est une bonne indication : 1 gélule au lever et au coucher, au long cours, de façon séquentielle.
    Encore plus intéressante, la forme MICI*, car cette forme associe à la forme précédente la fameuse résine ayurvédique, Boswellia serrata, plus connue sous le nom d’encens indien, qui a été beaucoup étudiée et semble très prometteuse (Tribune médicale du 31 mars 2017). Son action de type anti-inflammatoire est aujourd’hui bien documentée.

Sans oublier, les Ω3 pour corriger l’inflammation de bas grade,

  • Omega 3 Fort
    Ils sont essentiels comme modulateurs de l’inflammation chronique.
    En particulier ceux d’origine maritime, comme l’EPA, ont une activité anti-inflammatoire très importante, plus spécifiquement sur l’inflammation de bas grade. Nous utiliserons, de façon préférentielle, le complexe Omega 3 Fort (association EPA/DHA) : 4 gélules/jour, pendant les repas, mais les posologies doivent être adaptées à la hausse, suivant les besoins.

Enfin, quand il s’agit d’allergies : prenons l’exemple de l’asthme allergique.

La maladie asthmatique s’exprime sous la forme de crises répétées, dont la fréquence est variable. Les symptômes sont pulmonaires, associant toux sèche, difficulté à respirer, en particulier à expirer avec oppression thoracique et essoufflement.
Le terrain asthmatique est le résultat d’un intime mélange de facteurs héréditaires (le terrain allergique) et de facteurs déclenchants divers et nombreux qui s’inscrivent pour la plupart dans le cadre d’une réaction immunitaire inappropriée qui dépasse sa fonction de défense.
Citons certains cofacteurs emblématiques :

  • une exposition à des allergènes spécifiques (poussière, acariens, alimentation, etc.)
  • une infection respiratoire banale dans le contexte d’un refroidissement, par exemple.
  • un exercice physique connu sous la notion d’asthme d’effort.
  • une émotions violentes ou non, en particulier en relation à une ambiance familiale, scolaire, ressentie comme étouffante.
  • des facteurs non spécifiques, comme l’inhalation d’air froid ou d’irritants, variations de la pression atmosphérique, etc.

Ce qui est vrai pour l’asthme l’est aussi pour les allergies aériennes (rhinite,) cutanées (urticaire) etc.

A quels phytonutriments correcteurs faut-il s’adresser lors des affections allergiques ?

  • Respilibre (homogénat d’œuf de caille) qui a un fort effet anti-histaminique. La forme comprimé à laisser fondre sous la langue, permet un passage immédiat dans le sang et donc d’une grande biodisponibilité : 1 comprimé matin et soir, 15 mn avant les repas idéalement.
    Le mieux est de commencer un mois avant la saison pollinique ou des expositions aux allergènes aériens spécifiques de chacun. En cas de symptômes aigus, on pourra doubler la posologie, voire plus, le temps nécessaire avant de revenir à la dose usuelle, de 2 comprimés/j .
  • Le Plantain* : cette plante vivace possède une grande activité anti-histaminique et une action anti-spasmodique sur la musculature lisse bronchique : 2 capsules matin et soir sur la période concernée.
  • Toujours les Ω3, Omega 3 Fort, essentiels comme modulateurs de l’inflammation chronique.
  • Mais penser aussi aux Ω6 Belle de nuit pour l’équilibre cutané environ 1 g/jour en cas de pathologies cutanées liées aux allergies.
  • La correction de la dysbiose, cofacteur des allergies, est aussi essentiel, donc penser à Optiflorus et L-Glutamine*.

Pour toutes des dysfonctions immunitaires il faut corriger les déficits éventuels en Vitamine D3.

Conclusion

Quand il s’agit de moduler l’immunité par des phytonutriments micronutritionnels, il conviendra de bien séparer les trois objectifs, soit la prise en charge préventive des affections saisonnières, en particulier hivernales, soit les maladies auto-immunes, soit les maladies allergiques, afin que les stratégies soient pertinentes.

Dr méd. Jacques Gardan

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